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Physiothérapie - Centre de Santé
Line Valko

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A propos du drainage lymphatique

Affirmation de soi

Ma santé, mes valeurs

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Ma Santé, Mes Valeurs

La santé est un des thèmes majeurs de nos préoccupations actuelles, qu’il s’agisse de santé physique, morale, psychique, financière, économique, alimentaire, personnelle, collective, universelle. Cela va du « Comment vas-tu ? » de nos rencontres quotidiennes à « la Terre est-elle en bonne santé ? » de nos soucis et pensées plus réfléchies.

Au cœur de nos préoccupations, dans la perplexité d’une époque où tous les jours nous trouvons dans nos journaux, entendons à la radio, regardons à la télévision, des articles et des émissions sur « Comment vivre, retrouver, rester en bonne santé », avec des moyens physiques, esthétiques, médicaux et médicamenteux de plus en plus sophistiqués gardiens de notre santé et notre guérison (!), force est de constater que non seulement nous sommes tout autant si ce n’est plus malades mais nos budgets tant personnels que nationaux pour nous assurer une bonne santé, éclatent. Si nous considérons de plus l’aberration d’une alimentation développant les plats précuits, pré-cuisinés, pré-emballés avec des produits dénaturés, dans des agents conservateurs dont on sait qu’ils sont pathogènes, avec l’aberration d’une surconsommation de médicaments aux effets secondaires encore plus pathogènes et si nous considérons encore une vie de stress basée sur le rendement et la consommation à tout prix, encore une fois, force est de constater que tout ce qui a trait à la santé est récupéré et nourrit une économie dont le seul système de valeur est celui du profit et du pouvoir sur la masse.

Nous pouvons alors nous demander, qu’est-ce que la santé et comment est-il possible à l’être humain dans ces conditions de tenir debout ?

J’ose espérer que ces interrogations nous annoncent la fin et l’aboutissement de la déstructuration morale, éthique et sociale des valeurs telles que vécues depuis le début du vingtième siècle. Et je ne peux m’empêcher de faire un lien entre cette déstructuration et ce qu’on appelait dans les années 80 le « mal de dos » comme étant le mal du siècle. L’Homme tient debout par ses principes et ses valeurs et lorsque celles-ci s’écroulent, il y a de grandes chances pour que lui aussi s’écroule.

La question aujourd’hui est : « sur quelles valeurs m’appuyer pour me redresser et tenir debout ? ».

Un second paramètre met en évidence la notion de séparation : jusqu’à la fin du vingtième siècle, on constate une séparation de l’être humain avec un corps délégué à la médecine, une âme déléguée à l’Eglise, d’un côté un mental tout puissant, ordinateur-contrôle de chaque instant, d’un autre côté une course quotidienne effrénée qui nous disperse. Tout concoure à nous tenir et à nous garder hors de nous.

Ne dit-on pas « Diviser pour mieux régner ? »

Mais alors Qui règne ?

Le début du vingt et unième siècle nous laisse entrevoir de grands changements. En tout cas il bouscule. Ce chevauchement de deux ères nous oblige à penser différemment, ne pas se contenter d’appliquer le connu mais de s’interroger pour faire évoluer et nos pensées et nos actes.

Ne dit-on pas « L’union fait la force ? »

Mais alors Quelle union ?

Et si c’était celle de moi avec moi, histoire de me réapproprier qui je suis ?

Dépossédé de ses valeurs, je constate dans ma pratique quotidienne de thérapeute que l’être humain non seulement ne s’accorde pas ou plus de valeur, mais qu’il a aussi de la difficulté à croire qu’il en a et que parfois même il ne veut pas s’en accorder, pour ne pas devoir responsabiliser. Il se minimise et se contente de ce peu. Il est tellement « humain » qu’il lui est difficile d’oser « être », oser s’autoriser à exister dans la conscience d’être important. Le Un-Portant.

Comment et sur quoi est-ce que je me porte ?

Il est un véritable défi dans l’évolution humaine, c’est celui en relation avec les lois de la gravitation et de l’équilibre : celui de tenir debout, droit si possible, sur ses 2 pieds (en moyenne 2 fois 30cm sur 10cm) dans sa verticalité, de manière à présenter le sommet de sa tête au ciel.

Je situe cette verticalité possible à 3 niveaux :

Le premier est de l’ordre de l’incarnation-implantation. L’homme « s’implante » à partir du bassin sur 2 membres inférieurs aux parties articulées, hanches genoux, chevilles, pieds. C’est notre relation au sol, à la terre, à nos racines à la manière dont nous nous déplaçons, avançons, nous dirigeons, dont nous puisons notre élévation. C’est la réponse des pieds au sol, d’une force montante et portante.

Le second niveau est de l’ordre de la posture, du ressenti et de la relation. Pour le maintien de la posture nous avons le bassin, le sacrum, la colonne vertébrale et la cage thoracique avec son système cœur-poumon et pour le ressenti et la relation, les différents organes en interrelation constante, parfaitement organisés. La pièce maîtresse de ce niveau est le sacrum, véritable clé de voûte qui permet à l’homme de prendre appui et de se dresser, se poser ou se reposer. L’homme s’est redressé pour présenter le sommet de sa tête au ciel, pour devenir « antenne » et développer aussi bien ses racines terrestres, nourriture, ancrage, force portante, que ses racines célestes source de conscience et d’élévation.

Le troisième niveau est de l’ordre de l’organisation et de la pensée. La tête est juste posée sur la colonne cervicale, en réceptivité avec le ciel et libre de toute charge. C’est l’élément sensoriel par excellence puisque nous y trouvons 4 de nos 5 sens : la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et l’olfaction. Le crâne protège notre cerveau, l’ordinateur organe de contrôle, centre de la conscience et lieu de nos pensées.

La vie étant mouvement, nous sommes toujours en train de nous activer et de circuler dans ces trois niveaux, tout est interconnecté. La fonction primordiale et essentielle de cette interconnexion est assurée par la respiration qui, par l’intermédiaire du diaphragme, piston infatigable, nous relie au monde extérieur et nous nourrit en faisant circuler l’énergie vitale, inspire-expire intimement lié pour que la vie circule en nous.

Nous avons vu sur quoi l’homme se porte, abordons maintenant comment il se porte.

Lorsqu’il prend appui sur son sacrum, on dit que l’homme se redresse en se déroulant dans sa colonne vertébrale avec la considération que chaque vertèbre est portée par celle d’en dessous et porte celle d’en dessus, chacune effectuant un travail bien défini, dans un ordre précis. Si un blocage ou une dysfonction à n’importe quel niveau intervient, ce sont les étages du dessus et du dessous qui devront effectuer le travail. Si plusieurs blocages à plusieurs niveaux se manifestent tout se désorganise et il devient difficile de savoir qui fait quoi. L’énergie ne circule pas bien et les fonctions relatives aux différents niveaux sont perturbées.

Dans notre civilisation occidentale où le mental et l’intellect ont pris la première place, tout est concentré vers le haut du corps, surtout vers la tête et il est fréquent de voir des gens qui se portent par les épaules, celles-ci sont carrément sous les oreilles, sous tension, crispées, les mâchoires sont également crispées, la respiration est dans la haut du corps, courte, vite essoufflée, des maux de tête divers apparaissent ainsi que des fourmillements dans les membres supérieurs, preuve que «cela » ne circule pas. Comme le bassin et le reste de la colonne ne sont pas sollicités, pas « habités », ils deviennent flottants, s’affaiblissent (bonjour les hernies discales) et l’homme se plaint de maux de dos et ne comprend pas pourquoi. Ceci n’est qu’un exemple.

Habiter son corps demande d’être présent à soi, conscient de ce qui se vit à l’instant dans l’ici et maintenant. Tenir debout, se porter est un travail constant. Permettre à l’énergie de circuler librement demande d’être présent à soi par l’écoute, le respect, l’estime, la considération et l’amour de soi.

Autant de valeurs pour vivre le redressement, la verticalité et sa responsabilité d’être humain.

L’énergie qui circule dans notre corps le fait au travers d’un immense réseau avec de nombreux croisements et carrefours dont les 7 principaux, qui se trouvent tout le long de la colonne vertébrale, forment des roues d’énergie appelées « chakras ». Ils représentent 7 portes, 7 niveaux de conscience qui s’ouvrent au moment propice au fil de notre évolution. Ce sont des capteurs retransmetteurs d’énergie. Ils contiennent et retransmettent nos blocages et nos angoisses. Ils sont en rapport avec nos glandes endocrines et par leur intermédiaire, ils vitalisent les organes qui leur correspondent. On leur associe les 7 des 12 valeurs fondamentales.

Le premier chakra. Situé au niveau du périnée, de couleur rouge, il correspond à notre enracinement, à notre ancrage. C’est le « oui » à la vie, à la volonté de vivre. C’est oser l’incarnation. Il détermine notre condition physique, notre rapport à la Terre, à la manière dont nous nous laissons monter la sève en nous pour assurer une bonne irrigation et des appuis solides. Il est relié aux fonctions d’élimination et de reproduction. La valeur associée est celle du COURAGE.

Le second chakra ou chakra sacré : Situé au niveau du sacrum à l’arrière et de l’abdomen entre le nombril et le pubis à l’avant, il est de couleur orange. C’est le lieu du ressenti profond, de notre intimité, de notre jardin secret, de ce qui nous « prend aux tripes ». Lieu du désir et du plaisir qui reconnus et vécus expriment la joie. C’est le lieu où je suis moi avec moi dans l’authenticité et la reconnaissance de mon être en toute sincérité. La valeur associée est celle de l’HONNÊTETÉ. Honnête avec moi-même, je peux compter sur moi et prendre mes appuis en conscience, je peux assumer qui je suis. Je me porte dans la base de ma colonne.

Le troisième chakra ou plexus solaire : Il se situe entre les colonnes lombaire et dorsale à l’arrière et entre le nombril et l’extrémité du sternum à l’avant, il est de couleur jaune. C’est le lieu de l’ouverture à l’Autre, à tout ce qui n’est pas moi, à la différence, dans une sensation de plénitude et d’unité. Etre à la fois soi, unique et en même temps relié à tout ce qui m’entoure, à l’essence de la vie. L’être est concerné. Le fait de se sentir unique demande vigilance et protection pour ne pas être l’éponge qui absorbe tout sans discernement. L’être prend conscience de sa différence et de l’acceptation de celle-ci. Il est solide dans sa colonne lombaire. La valeur associée est celle de la TOLÉRANCE.

Le quatrième chakra ou chakra du cœur : De couleur verte, il est situé au milieu de la colonne dorsale et au cœur de la cage thoracique protégé par celle-ci. Il est intimement relié au poumon pour faire circuler le souffle de vie. C’est le centre de l’Amour pour tout ce qui vit sur la Terre et dans le Ciel. Il fait le pont entre les 3 premiers chakras, incarnation-conscience individuelle et relation au monde, monde de la matière, avec les 3 suivants au-dessus du cœur reliés à l’expression plus subtile et à l’éthérique. C’est aussi le lieu d’équilibre entre ce qui est en bas et ce qui est en haut. Son bon fonctionnement nous donne une posture ouverte qui attire la réussite de tout ce que nous entreprenons, tout circule jusqu’au bout des doigts, c’est l’art de donner. L’être est debout dans sa colonne dorsale, bien droit La fermeture de ce chakra exprime, par une attitude prostrée et un dos rond, lenteur et difficulté dans toute entreprise. Il faut combattre ce qui implique plus de volonté que d’amour. La valeur associée est celle de la JUSTICE.

Le cinquième chakra ou chakra de la gorge : De couleur bleu clair argentée, il est situé à la base de la colonne cervicale et à hauteur de la gorge. C’est le lieu de la communication par excellence. Communication de soi avec soi entre la tête et le corps. Si tout circule bien, la tête est légère, bien irriguée, les pensées sont claires. S’il y a blocage, une cassure dans l’alignement de la colonne, il y aura des migraines et maux de tête Divers, problèmes de sinus, de vue, d’audition, de mastication… Communication de soi avec soi aussi entre le mental et le ressenti, l’expression se fait par la gestuelle et la parole. La communication est pensée, réfléchie, maîtrisée, dans le respect du cerveau qui « tisse les énergies de l’âme » pour éviter les excès et vivre l’expression juste. La valeur associée est celle de la TEMPÉRANCE.

Le sixième chakra ou troisième œil : D’un bleu foncé profond, il se situe à la base du nez, entre les sourcils et au cœur de notre tête. C’est le chakra de l’écoute intérieure, celle de la « petite voix », de l’intuition, de la clairvoyance et des idées créatrices. Si le fait d’avancer physiquement dans la vie dépend de la manière dont nous nous posons dans notre bassin, le fait d’avancer dans nos projets de les voir se concrétiser va dépendre de l’ouverture de ce chakra. La valeur associée est celle de l’OBÉISSANCE. La tête est bien posée sur la première vertèbre cervicale, l’atlas, le regard est horizontal, il fait face, l’être sait faire face à la vie, aux événements, aux différentes situations et son regard peut se porter au-delà dans une vision élargie.

Le septième chakra ou chakra coronal : De couleur violette, il se situe au sommet du crâne, à l’autre extrémité de notre axe vertical. Il est l’ouverture au plus vaste, à plus grand que soi. Chakra de la spiritualité, il nous relie au Créateur et à tout ce qui représente l’Esprit, il nous relie aux énergies cosmiques. Il nous connecte à la continuité et à l’infini. La valeur associée est celle de la PERSÉVÉRANCE.

Ces 7 valeurs définies comme celles de l’approche du cœur, c’est l’homme debout entre terre et ciel, dans la pleine conscience de sa verticalité. Il n’est pas de concept de verticalité sans concept d’horizontalité, celui qui nous fait ouvrir les bras pour capter au-delà de soi et pour agir, donner au-delà de soi. Le croisement de ces deux axes ne peut se faire qu’au niveau du cœur, niveau où nous trouvons les 5 autres valeurs, celles du cœur mystique :

SIMPLICITÉ, HUMILITÉ, PATIENCE, CONFIANCE ET COMPASSION.

Nous réalisons alors que le symbole d’unification par le cœur est celui de la croix. Le corps se définit comme étant le temple de l’âme, corps et âme intimement liés, aussi précieux l’un que l’autre. Nous sommes dans la conscience du sacré où l’Homme peut vivre et exprimer toute sa Valeur.

Ce n’est qu’en se reconnectant en toute conscience au sens sacré des valeurs, que l’homme va pouvoir se les approprier, les faire siennes afin de tenir debout entre terre et ciel dans sa dignité et sa noblesse, pour faire face à sa vie.

Line Valko

Bibliographie :

Le Symbolisme du corps humain,  Annick de Souzenelle

Le temple de l’âme,  Roland Arnold

La révolution de l’amour,  Luc Ferry

Lecture d’auras et soin esséniens,  Anne Meurois-Givaudan

Le Sens Sacré des Valeurs,  Jean-Claude Genel

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